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Au coeur des Eurockéennes de Belfort !

Publié le 14 juin 2010

Massive Attack, The Specials, Mika, Kasabian,…  la cuvée 2010 des Eurockéennes s’annonce éclectique. Talk2u  a ses coups de coeur et vous dit tout!

Situé sur la presque-île du lac de Malsaucy, à 10 km de Belfort en Franche-Comté, le festival des Eurockéennes de Belfort est devenu la référence des festivals rock dans l’Hexagone. Voici plus de 20 ans maintenant que défilent de nombreux artistes, confirmés ou à confirmer, dans le cadre verdoyant du festival.

En 1989, déjà, 10.000 personnes s’étaient rassemblées pour applaudir, entre autres, Maurane, Nina Hagen ou encore… Noir Désir ! Au fil des années, les festivaliers se sont laissés séduire aussi bien par le splendide cadre naturel du festival que par une programmation musicale étonnante et détonante. Ont ainsi défilé des artistes de renommée mondiale comme les Pixies, Bob Dylan, Lou Reed, Lenny Kravitz, Rage Against The Machine (RATM), Blur, le duo Page-Plant, Ben Harper, dEUS, les Red Hot Chili Peper,… La liste est longue. En 1997, l’édition accueille ni plus ni moins que Placebo, Radiohead, les Smashing Pumpkins, Noir Désir et les Chemical Brothers ! De nombreux artistes français ont également été mis à l’honneur: Alain Bashung, Jean-Louis Aubert, IAM, NTM, Louise Attaque ou encore Olivia Ruiz…

Aujourd’hui, ils sont plus de 100.000 personnes à arpenter chaque année le site du festival pour venir applaudir ce qui se fait de mieux sur la scène alternative. L’affiche mêle tous les styles musicaux. L’éclectisme (pas ce celui qu’on pratiquait lorsqu’on était petit) est une marque de fabrique de ce festival. A l’affiche, on trouve aussi bien la crème de la musique pop-rock que du métal, de l’électro ou du rap…

En tête d’affiche, cette année, Massive Attack. Le célèbre duo anglais viendra se produire pour la troisième fois aux Eurockéennes le dimanche 04 juillet. Le groupe y présentera son dernier album « Heligoland ». Pour avoir pu les applaudir lors de leur passage à la Rockhal (Luxembourg) à l’automne dernier, ça vaut le détour. Les fans confirmeront.  Après Cypress Hill l’année passée, les eurockéennes marquent encore un grand coup sur la scène rap en accueillant comme autre tête d’affiche Jay-Z et Missy Elliot.

Autre style, The Black Keys auront à cœur de proposer un concert très rock qui ravira les amateurs de rift clairs, dynamiques et puissants ! Leur dernier album « Attack & Release » est probablement ce qui s’est fait de mieux dans le domaine ces dernières années ! On attend avec impatience de découvrir les nouveaux morceaux de « Brothers » qui va sortir prochainement. Le duo se produira le vendredi 02 juillet ! Toujours en rock, The Hives se produira le samedi 03 juillet ! Le groupe suédois et son égocentrique chanteur sont de retour sur la scène principale pour un show rock-punk déménageur qui devrait valoir le détour…

Côté électro, on pointera entre autre Vitalic, LCD Soundsystem et les belges The Subs qui devraient faire vibrer les amateurs de rythmes effrénés et de basse ! On notera également la venue de Ginzhu qui, suite au concert avorté l’an passé à cause d’une panne de courant, tenait à rassasier leurs fans d’un concert complet !

Les Eurocks, c’est aussi un festival qui permet aux jeunes talents de s’exprimer dans un contexte de pro, avec des pros ! Le Tremplin des Eurockéennes permettra donc à une dizaine de groupes d’intégrer l’affiche officielle !

Rendez-vous donc tous les 2, 3 et 4 juillet aux Eurockéennes et pourquoi ne pas se retrouver au camping. On vous y attend pour prendre… l’APERO!

Guillaume De Fauw et Arnaud Dermagne

http://festival.eurockennes.fr

Affiche complète :

Vendredi 2 : Jay-Z, Kasabian, Missy Elliot, Charlotte Gainsbourg, Hot Chip, The Black Keys, BB Brunes, Rox, Baroness, Converge, Patrick Watson and friends, Infectious Grooves, Foals, The Subs, Suicidal Tendencies, King Midas Sound, The Wankin Noodles, The Gaslamp Killer, Schaltchofbronx, The Picturebooks, Patrick Watson, Bomba Estereo, Filiamotsa, Two Door Cinema Club

Samedi 3 : The Hives, Vitalic, The XX, The Specials, Ghinzu, Airbourne, Broken Social Scene, Émilie Simon, We are Enfant terribles, Hindi Zahra, Serena Maneesh, Chromeo, Memory tapes, Colt Silvers, General Electriks, Radio Radio, Selah Sue, Sexy Sushi, Prince Miiaou, The Bewitched Hands On The Top Of Our Heads, Elektrisk GØnner, Janaelle Monae, Afrodizz, Omar Souleyman, Oy

Dimanche 4 : Mika, Julian Casablancas, Massive Attack, LCD Soundsystem, Martina Topley Bird, HEALTH, Action Beat, Fuck Buttons, Gallows, Empire of the Sun, Bloody Betroots, Beast, Woven Hand & Muzikä, The Drums, Gablé, My Own Private Alaska, Éthiopiques, My Lady’s House, Rien, Wildbirds & Peacedrums, Alemayehu Esthete et le Badume’s Band, Kid Bombardos

Les Aralunaires: un véritable festival urbain à Arlon

Publié le 8 avril 2010

 Didier Super Miossec Poppa Chubby Les Petits Pilous ARALUNAIRES

C’est l’année de la confirmation pour les Aralunaires. Du 26 avril au 2 mai, le festival urbain arlonais, pour sa deuxième édition, s’affirme, s’ancre dans la ville et fait la part belle au mélange des genres et des cultures. Olivier Lux, cheville ouvrière goguenarde des Aralunaires et responsable d’une grosse partie de la programmation, dévoile les dessous d’un festival qui se veut avant tout innovant.

Nous ne referons pas toute l’histoire des musiques alternatives dans le chef-lieu. Pour faire court, il y a eu les « Nuits de la musique » qui, au bout de quelques années, sont devenues les « Nuits de l’Entrepôt ». Les Aralunaires en sont leur digne successeur.

« Après une vingtaine d’éditions des Nuits de l’Entrepôt, nous avons constaté que la configuration d’un festival sur deux jours en lieu était à l’agonie. Cela notamment en terme d’assistance publique. Nous nous sommes remis en question et avons décidé de faire ce que Losange Fondation avait réalisé en créant avec les Nuits de l’Entrepôt, le premier festival rock de la province. Nous avons voulu innover à nouveau, nous replacer à l’avant-garde, faire quelque chose que l’on ne retrouve pas ailleurs. C’est dans ce cadre que les Aralunaires sont nées. »

Parce que la culture arlonaise mérite une belle robe

C’est Olivier qui est allé chercher ce nom alambiqué auprès d’on ne sait quelle nymphe. Auprès de la déesse Lune précisément, nous confirme-t-il. Le nom Aralunaires vient des termes romais « Ara Lunae », à l’origine supposée du nom de la ville d’Arlon. Cela signifie, affirme Dr. Rockeur, « autel dédié à la déesse Lune ». Avec les Aralunaires, la volonté est « de dresser des autels dédiés à la déesse Musique partout dans la ville. »

Dans la importante cité de la province, difficile en effet de créer un festival au sens où on l’imagine habituellement. Les lieux sont confinés, on y trouve peu de verdure. Impossible d’imaginer l’open air traditionnel où l’on passe du camping au festival, où l’on glande allongé sur l’herbe sur entre les concerts. Il fallait un festival qui collait à l’espace urbain.

« Après une première édition que l’on peut qualifier de transition, on a vraiment voulu confirmer cet esprit de « festival urbain ». A travers ce festival, l’idée est bien de redynamiser, avec le soutien des autorités communales, la culture au cœur de la ville, de redonner une identité culturelle forte à Arlon. Il y a des choses fantastiques dans cette ville qu’il faut d’avantage mettre en valeur. Du point de vue culturel, on pourrait voir Arlon comme une très jolie fille vêtue d’oripeaux. Nous voulons lui remettre une belle robe. »

Sharko dans son jardin

Le festival, pour cette deuxième édition, s’ancre encore plus au coeur de la ville. Il gagnera en visibilité en centre ville. Le vieil Arlon sera particulièrement mis en valeur. Les cinquante groupes à l’affiche investiront des lieux aussi variés qu’originaux.

« Sharko, originaire d’Arlon, en se produisant à la Knipchen, jouera presque dans son jardin. On sort des bâtiments. On jouera partout, même au marché, dans des appartements, à l’ancien Palais de Justice, au camp Bastin. Nous avons même été plus loin, puisque l’objectif était d’adapter la programmation aux lieux. Par exemple, Miam Monster Miam jouera à la synagogue. Il reprendra Gainsbourg, qui était juif. C’est un clin d’œil. Le cadre de Saint-Donat se prêtera très bien à l’univers musical de Sophia. »

Autre atout du festival: son écletisme. Il y en aura pour tous les goûts et pour toutes les générations. L’amateur de musiques amplifiées qui n’y trouvera pas son compte est bien difficile.

« Nous avons voulu que tous les styles, dans une mouvance alternative, soient présents. Et si possible qu’il y ait du très bon dans chaque style. Il y aura ainsi un soir métal (Sepultura), ou autre plus punk-hardcore (Ultra Vomit). Mais il y aura aussi de la chanson française (Miossec, Didier Super), du blues (Popa Chubby), de l’electro (les Petits Pilous). Pour les 35-40, il y aura les Nits ou UK Subs. Pour les plus jeunes Puggy ou Zak Laughed. »

Cinquante groupes, pour que chacun s’y retrouve

Au total, la programmation compte une cinquantaine de groupes, des têtes d’affiche – « pas pharaoniques mais de belles têtes d’affiche » – des groupes locaux (Bob Solo au home Soir Paisible, Elklektic Guys, Common Fates, PIG, William Street), des découvertes.

Mais plus que la musique, les Aralunaires fédérent plusieurs genres d’art. Le festival veut saluer les arts plastiques à travers notamment des expos photographiques ou de créations diverses. Le patrimoine arlonais sera lui aussi mis en avant à travers des visites.

« Le festival fédère des acteurs de la ville. Nous désirons que les différents groupements prennent une part active dans le festival. L’Académie des Beaux Arts, l’Académie de Musique, les autorités communes et, entre autres, l’ISMA s’investissent avec coeur dans l’organisation. On ne peut que s’en réjouir. Nous tenons à ce que les Arlonais s’investissent dans cette organisation, parce que c’est avant tout leur festival, au coeur de leur ville. »

Talk2u collabore avec Sudpresse sur le blog des Aralunaires: aralunaires.wordpress.com. A visiter.

Cloud Computing: Tout nouveau tout beau?

Publié le 7 avril 2010

Malgré certaines craintes inhérentes aux spécificités du marché grand-ducal, le Cloud Computing annonce une révolution dans la façon de consommer l’informatique.

Le Cloud, c’est le nuage qui symbolise Internet. Une somme de possibilités dont on a parfois du mal à concevoir l’existence et les atouts. Un amas d’outils et d’informations disparates qui semblent loin de la réalité quotidienne des chefs d’entreprises, à Luxembourg comme ailleurs. Aujourd’hui, le Cloud Computing est présenté partout comme la solution d’avenir. Les professionnels du secteur ICT en vantent les mérites et le présentent comme un nouveau mode, révolutionnaire, de consommation de l’informatique.

« Nous ne sommes qu’au début d’un long processus », lance d’emblée Thierry Fromes, responsable des activités de Microsoft à Luxembourg. « Les mentalités vont devoir évoluer, les sociétés vont être amenées à remettre en cause certains processus historiques », prévient-il. Autant s’y préparer.

Qu’on le veuille ou non, cette nouvelle approche d’organisation plaçant Internet au cœur de l’activité est aujourd’hui en plein essor. Et s’il faudra un certain temps d’adaptation pour que l’ensemble des acteurs de la place en saisissent toutes les facettes, l’évolution est en marche. « On le voit très clairement aujourd’hui, le cloud computing est partout. Les revues spécialisées en parlent à foison et les principaux acteurs IT se profilent sur le marché avec différentes solutions, explique Ludovic Gilles, sales manager pour l’entité service d’IBM.  La crainte du public par rapport à cette évolution technologique est due, en grande partie, à une méconnaissance du concept dans son ensemble. » Le Cloud Computing, parce qu’il est associé à Internet et parce qu’on a parfois du mal à en définir les contours, fait encore peur (…).

Un dossier à lire dans Paperjam-avril 2010