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Rose: une fille paumée, une artiste épanouie

Publié le 15 février 2010

Rose, c’est cette jeune et talentueuse chanteuse française qu’on a découvert en 2006 avec « La Liste » ou « Ciao Bella ». Son premier album a connu un succès fulgurant. Aujourd’hui, Rose reprend la route pour défendre son nouveau « bébé » intitulé « Les Souvenirs sous ma frange ». Avant sa venue le 15 avril prochain à la Rockhal, elle se confie en toute simplicité.

Rose-Des Souvenirs sous ma frange

Qui était Rose avant 2006 et la sortie du premier album?

Rose n’existait pas. Je n’étais alors qu’une jeune fille comme tant d’autres, un peu perdue, qui se disait qu’elle ne trouverait jamais de métier qui lui plaise, qui se cherchait. Aujourd’hui, même si je suis toujours aussi paumée, je suis en tout cas heureuse de pouvoir faire le métier qui me plaît.

Comment est-ce arrivé?

Il n’y a pas eu de déclic particulier. La musique a toujours fait partie de ma vie. J’ai toujours écrit. Mais c’est vrai, à un moment donné, j’ai eu la chance d’être repérée et tout s’est enchainé. Ma meilleure amie a entendu « La Liste ». Elle y a cru, d’autres y ont cru. En quelques mois, j’ai signé dans une maison de disques, je me suis retrouvée en studio et l’album est sorti avec une grande facilité… A tel point que ça a été un émerveillement perpétuel. Je ne crois pas qu’on puisse vivre ça deux fois dans sa vie.

Après ce premier succès plutôt inattendu, dans quel état d’esprit étiez-vous avant de travailler sur le deuxième album?

J’avais surtout envie de passer à autre chose. Je sortais d’une longue tournée, je n’avais pas écrit depuis longtemps. J’étais heureuse et je n’arrivais pas à trouver les mots. Puis, soudain je suis tombée au fond du trou, à tel point que je n’ai plus bougé durant six mois (N.D.L.R. Rose s’est mariée avant de divorcer dans la foulée). L’année dernière a été l’une des années les plus douloureuses de ma vie. On sent un peu cet enfermement dans le disque. Il est à l’image de ce que j’ai vécu à ce moment-là. Je suis restée cloîtrée et le résultat est plutôt mélancolique. Mais si le premier album traitait de la rupture amoureuse, le deuxième est un regard de femme plus mûre sur la vie.

C’est aussi un regard sur l’enfance, la famille?

Oui, tout ce à quoi on peut se raccrocher dans les moments difficiles. Toutes ces choses qui font du bien. Même à 32 ans, on peut retourner dans les bras de sa mère quand ça ne va pas.

C’est pas facile d’être grand?

Tout le monde le dit, donc je n’ai rien inventé. Je porte juste un regard, à un moment donné, sur l’enfance. A l’époque, tout avait un sens. Un enfant, qu’il soit en train de jouer, de courir ou de ne rien faire, il ne se pose pas de question existentielle. Il a cette insouciance. Il sait pourquoi il fait telle ou telle chose. On allait à l’école, on rendait visite à notre grand-père, on passait des moments en famille et on savait pourquoi. J’avais besoin de me raccrocher à ces choses toutes simples qui font du bien.

Depuis décembre, vous êtes en tournée. Quel est l’accueil du public?

Il est génial. Pour ma part, je suis ravie de repartir sur la route. Mes albums sont mes enfants et je dois bien avouer, même si ça ne se dit pas, que j’ai un petit faible pour le dernier. J’ai très envie de jouer mes nouvelles chansons. Puis, avec deux albums sous le bras, on a plus de souplesse en concert. Je me rends compte que le public, hormis les grands fans, me connaît surtout grâce aux premiers titres. A la fin de la première tournée, les gens chantaient tous mes titres par cœur, là c’est différent. Mais ils sont évidemment ravis quand je reprends « La Liste » juste avec ma guitare. A l’arrivée, ce n’est que du plaisir à partager.

A découvrir à la Rockhal d’Esch-sur-Alzette le dimanche 15 avril

Deux entreprises en quête d’efficacité

Publié le 8 février 2010

LES DEUX PREMIERS DEMI-FINALISTES DU CONCOURS BOOST MY BUSINESS SONT LES ENTREPRISES CARSHINE ET SEËREI OP RIEDER & E’SLEKER HACKSCHNETZEL.

L’édition 2010 du concours Boost My Business (ex-Ultimate Makeover), initié par Microsoft, connaît ses deux premiers demi-finalistes. Issues d’une première vague d’inscriptions au cours de laquelle 33 candidatures ont été déposées, ces deux entreprises sélectionnées seront rejointes par quatre autres issues des vagues à venir. Le nom a changé, mais le principe du concours est le même: le vainqueur, qui sera connu au début de l’été, gagnera une refonte totale de son infrastructure informatique.

Article publié dans le magazine paperJam du mois de février (www.paperjam.lu).

Bruno Dupont devient DéBé

Publié le 3 février 2010

Ancien président de l’Excelsior de Virton, homme de pub et de communication, cheville-ouvrière du comité des fêtes de Robelmont, Bruno Dupont dévoile désormais une autre facette de son personnage… DéBé, l’artiste-peintre.

DéBé

Touche-à-tout de talent, Bruno Dupont est une figure gaumaise bien connue. Certains se souviennent de son passage à la présidence de l’Excelsior Virton, au milieu des années 90. Le club était alors en D3 et José Allard, fatigué, se cherchait un successeur. Bruno Dupont voulait apporter sang neuf et nouvelles idées, on ne l’y a pas aidé. L’aventure fut de courte durée.

Bruno Dupont, c’est d’abord un graphiste, formé à Saint-Luc Liège, un consultant et chef d’entreprise spécialisé en marketing et publicité qui se cache derrière l’image d’Exxon Mobil, Burgo ou encore Orval pour n’en citer que quelques-uns. « Une bière qui fait partie de mon univers », confie-t-il. « J’ai notamment conçu la campagne « Ambassadeurs d’Orval », une idée qui permet à la Trappiste d’étendre sa renommée à travers le monde », entre passionnés.

Bruno Dupont, c’est aussi le président du comité des fêtes de Robelmont qui, depuis 2007, organise le Fêt’stival, un petit festival local qui a tout d’un grand. Bruno Dupont, c’est encore un supporter de Meix-devant-Virton, le club de sa commune où il joue les bénévoles du dimanche à l’occasion, heureux de se retrouver entre amis.

DéBé 2

Mais, peu le savent, Bruno Dupont c’est avant tout un artiste talentueux qui, aujourd’hui, souhaite se consacrer pleinement à son art: la peinture. « J’ai très tôt été attiré par la chose artistique », confie DéBé. « Vers 15 ans déjà, j’ai eu la chance de rencontrer Dominique Gérard à Saint-Mard. C’est dans son studio graphique que j’ai appris les premières notions de graphisme, de sérigraphie et de peinture. J’ai aussi participé, au début des années 80, aux premiers ateliers donnés par Jean-Claude Servais. J’ai assisté à la naissance de Tendre Violette, des planches qui évoluaient de semaine en semaine… » Après la fin de ses humanités à Izel, Bruno se dirige vers Saint-Luc à Liège en section graphisme et publicité. Un métier auquel il se consacrera pleinement, avant un récent retour à ses premières amours. « J’ai toujours peint, mais j’ai aussi réalisé que si je voulais m’y remettre il fallait que je m’y consacre pleinement. J’ai donc décidé de lever le pied, j’ai gardé 20% de mes clients publicitaires, dont Orval. Pour reprendre la main, je me suis inscrit à différents ateliers. Et aujourd’hui, c’est devenu ma principale préoccupation. » Une première expo se termine. BéDé a fait le bon choix. L’accueil du public l’en a convaincu.