Massive Attack atomise la Rockhal
Publié le 30 octobre 2009Le duo, 3D et Daddy G, encadré par quelques amis, a bombardé la Rockhal de décibels, emmenant le public au plus profond de sa trip hop.

Martina Topley Bird et 3D. Crédit: Talk2u
Massive Attack était attendu de pied ferme par une foule qui trépignait littéralement mercredi soir à la Esch-Belval. C’est que le groupe britannique qui a marqué les années 90 ne s’est pas beaucoup fait entendre ces dernières années. Et vu la moyenne d’âge des fans présents, située entre 30 et 40 ans, le groupe aujourd’hui composé de 3D et Daddy G n’a que très peu bercé les oreilles de la jeune génération. Depuis quelques années, les fans de la première heure, sans la moindre galette à se mettre dans les esgourdes, rongaient leur frein
Massive Attack en a encore dans le ventre

Daddy G
La patience de ceux qui était à la Rockhal mercredi a été récompensée. Car Massive Attack n’a pas failli en offrant un show intense prouvant que le groupe, malgré les années, n’a rien perdu de sa superbe. Au contraire, il en a encore dans ventre. Le public a ainsi pu découvrir, après une première partie remarquable assurée par la voix chaude et sensuelle de Martina Topley Bird, un avant goût de l’album à venir du groupe.
Le concert devient réellement explosif sur une interprétation pour le moins tonitruante de « Future Song ». « Teardrop », magistralement interprétée par la nouvelle coqueluche du groupe, Martina Topley Bird qui a prêté sa voix pour plusieurs morceaux, transporte littéralement le public. Autre guest, Horace Andy, avec bonhommie prendra à plusieurs reprises place sur le devant de la scène pour, de sa voix, envouter les public présent.
A l’heure locale, dans la langue nationale
Massive Attack, enchaîne les grands morceaux, emmène le public au plus profond de sa trip hop tout en s’inscrivant au cœur du terroir local. En effet, sur l’écran, dans le fond de la scène, défilent des messages en… luxembourgeois. Véridique ! Sur « Safe of Harm », défilent les traductions de messages de grands hommes de paix à propos de la liberté. Dans un deuxième temps, toujours dans le dialecte national, des messages plus…, euh disons, osés sur la manière dont les autorités luxembourgeoises font fi de la liberté de chacun. Gloups !

3D derrière les machines. Crédit: Talk2u
Reste que Massive Attack n’a rien perdu de sa verve, de son groove, de sa musique trippante. Le light-show, impressionnant, facilite le plongeon dans un univers musical aussi chatoyant qu’explosif du groupe. La musique n’a pas vieilli d’un poil, et l’on serait bien avisé de glisser l’un ou l’autre album dans les baladeurs de la jeune génération. Ils devraient s’y retrouver.
« Unfinished sympathy », en rappel, dénote toutefois un peu au regard de la teneur du reste du concert, même s’il fait se trémousser quelques nymphettes particulièrement excitées. On retiendra une atomisante interprétation de « Marakesh » comme véritable final de ce concert. Massive Attack, pour combler un public déjà bienheureux, nous aidera à redescendre sur terre sur le groovy « Karmacoma ».
Reste à compter les rescapés, ceux qui pourront attendre la prochaine attaque en règle. L’attente peut parfois être longue, le choc dur, mais c’est vraiment bon.
A écouter: Martina Topley Bird
Et ici, le lien vers le Myspace de Massive Attack

The Incident est le onzième album de PORCUPINE TREE . Un retour en studio pour ce band qui a été l’enregistrer au beau milieu de la campagne anglaise. A la tête de ce groupe britannique, on retrouve, depuis 1987, le chanteur, guitariste et claviériste Steven Wilson. Au cours des 20 dernières années, le combo est passé de la musique chill out (cf. The Orb) au rock psychédélique pour arriver, après avoir côtoyé les Suédois d’Opeth, à un passionnant mélange entre rock progressif, électronica, métal et expérimentations sonores. A situer quelque part à la croisée de Radiohead, Nine Inch Nails, Dream Theater, Pink Floyd, Rush et Tool. PORCUPINE TREE s’est imposé auprès du grand public avec son deuxième opus ‘The Sky Moves Sideways’ sorti en 1995. L’album ‘Fear Of A Blank Planet’ a marqué en 2007 une nouvelle grande étape dans l’histoire du groupe qui a été rejoint en 1993 par Richard Barbieri, ancien membre de Japan.