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Les Aralunaires: un véritable festival urbain à Arlon

Publié le 8 avril 2010

 Didier Super Miossec Poppa Chubby Les Petits Pilous ARALUNAIRES

C’est l’année de la confirmation pour les Aralunaires. Du 26 avril au 2 mai, le festival urbain arlonais, pour sa deuxième édition, s’affirme, s’ancre dans la ville et fait la part belle au mélange des genres et des cultures. Olivier Lux, cheville ouvrière goguenarde des Aralunaires et responsable d’une grosse partie de la programmation, dévoile les dessous d’un festival qui se veut avant tout innovant.

Nous ne referons pas toute l’histoire des musiques alternatives dans le chef-lieu. Pour faire court, il y a eu les « Nuits de la musique » qui, au bout de quelques années, sont devenues les « Nuits de l’Entrepôt ». Les Aralunaires en sont leur digne successeur.

« Après une vingtaine d’éditions des Nuits de l’Entrepôt, nous avons constaté que la configuration d’un festival sur deux jours en lieu était à l’agonie. Cela notamment en terme d’assistance publique. Nous nous sommes remis en question et avons décidé de faire ce que Losange Fondation avait réalisé en créant avec les Nuits de l’Entrepôt, le premier festival rock de la province. Nous avons voulu innover à nouveau, nous replacer à l’avant-garde, faire quelque chose que l’on ne retrouve pas ailleurs. C’est dans ce cadre que les Aralunaires sont nées. »

Parce que la culture arlonaise mérite une belle robe

C’est Olivier qui est allé chercher ce nom alambiqué auprès d’on ne sait quelle nymphe. Auprès de la déesse Lune précisément, nous confirme-t-il. Le nom Aralunaires vient des termes romais « Ara Lunae », à l’origine supposée du nom de la ville d’Arlon. Cela signifie, affirme Dr. Rockeur, « autel dédié à la déesse Lune ». Avec les Aralunaires, la volonté est « de dresser des autels dédiés à la déesse Musique partout dans la ville. »

Dans la importante cité de la province, difficile en effet de créer un festival au sens où on l’imagine habituellement. Les lieux sont confinés, on y trouve peu de verdure. Impossible d’imaginer l’open air traditionnel où l’on passe du camping au festival, où l’on glande allongé sur l’herbe sur entre les concerts. Il fallait un festival qui collait à l’espace urbain.

« Après une première édition que l’on peut qualifier de transition, on a vraiment voulu confirmer cet esprit de « festival urbain ». A travers ce festival, l’idée est bien de redynamiser, avec le soutien des autorités communales, la culture au cœur de la ville, de redonner une identité culturelle forte à Arlon. Il y a des choses fantastiques dans cette ville qu’il faut d’avantage mettre en valeur. Du point de vue culturel, on pourrait voir Arlon comme une très jolie fille vêtue d’oripeaux. Nous voulons lui remettre une belle robe. »

Sharko dans son jardin

Le festival, pour cette deuxième édition, s’ancre encore plus au coeur de la ville. Il gagnera en visibilité en centre ville. Le vieil Arlon sera particulièrement mis en valeur. Les cinquante groupes à l’affiche investiront des lieux aussi variés qu’originaux.

« Sharko, originaire d’Arlon, en se produisant à la Knipchen, jouera presque dans son jardin. On sort des bâtiments. On jouera partout, même au marché, dans des appartements, à l’ancien Palais de Justice, au camp Bastin. Nous avons même été plus loin, puisque l’objectif était d’adapter la programmation aux lieux. Par exemple, Miam Monster Miam jouera à la synagogue. Il reprendra Gainsbourg, qui était juif. C’est un clin d’œil. Le cadre de Saint-Donat se prêtera très bien à l’univers musical de Sophia. »

Autre atout du festival: son écletisme. Il y en aura pour tous les goûts et pour toutes les générations. L’amateur de musiques amplifiées qui n’y trouvera pas son compte est bien difficile.

« Nous avons voulu que tous les styles, dans une mouvance alternative, soient présents. Et si possible qu’il y ait du très bon dans chaque style. Il y aura ainsi un soir métal (Sepultura), ou autre plus punk-hardcore (Ultra Vomit). Mais il y aura aussi de la chanson française (Miossec, Didier Super), du blues (Popa Chubby), de l’electro (les Petits Pilous). Pour les 35-40, il y aura les Nits ou UK Subs. Pour les plus jeunes Puggy ou Zak Laughed. »

Cinquante groupes, pour que chacun s’y retrouve

Au total, la programmation compte une cinquantaine de groupes, des têtes d’affiche – « pas pharaoniques mais de belles têtes d’affiche » – des groupes locaux (Bob Solo au home Soir Paisible, Elklektic Guys, Common Fates, PIG, William Street), des découvertes.

Mais plus que la musique, les Aralunaires fédérent plusieurs genres d’art. Le festival veut saluer les arts plastiques à travers notamment des expos photographiques ou de créations diverses. Le patrimoine arlonais sera lui aussi mis en avant à travers des visites.

« Le festival fédère des acteurs de la ville. Nous désirons que les différents groupements prennent une part active dans le festival. L’Académie des Beaux Arts, l’Académie de Musique, les autorités communes et, entre autres, l’ISMA s’investissent avec coeur dans l’organisation. On ne peut que s’en réjouir. Nous tenons à ce que les Arlonais s’investissent dans cette organisation, parce que c’est avant tout leur festival, au coeur de leur ville. »

Talk2u collabore avec Sudpresse sur le blog des Aralunaires: aralunaires.wordpress.com. A visiter.

Sur la route des festivals…

Publié le 6 avril 2010

La saison des festivals semble d’ores et déjà lancée. Les festivals de la Grande-Région et au-delà, petites ou grosses structures, ont d’ores et déjà annoncé les premiers noms. Talk2u, attentive à l’actualité musicale rock de manière générale, et ses collaborateurs ne manqueront pas de vous présenter leurs coups de coeur et de partager leurs impressions sur les différents festivals que nous fréquenterons… Bref, la valse des festivals a commencé et nous en sommes. A vos tentes, canettes et bec-bunsen… Sans oublier vos bouchons d’oreilles. Une saison tonitruante s’offre à vous!

Crédit: Talk2U

Crédit: Talk2U

A venir dans cette section « festivals 2010″:

- Les Aralunaires, un festival ancré dans la ville (Arlon – Belgique).

- Les guitares survoltés s’invitent dans la campagne du Rock-A-Field (Roeser – Luxembourg)

- Présentation des Eurockéennes de Belfort (France)

- Pourquoi le Pukkelpop est le festival le plus cool de « Belgique » (Hasselt – Belgique) ?